Autant en emporte le vent : la claque.

Autant en emporte le vent

En nostalgie mood depuis quelques temps, je suis tombée dans un carton abandonné sur “Scarlett” d’Alexandra Ripley, ouvrage de romance que je relis régulièrement et suite non officielle du grrrand classique “Autant en emporte le vent”, de Margaret Mitchell.

En fait, je n’avais jamais lu ce monument de la littérature. Défaillance à laquelle j’ai remédié ces jours-ci, et dont je vais vous parler ! 😆

“Autant en emporte le vent” nous fait suivre la vie de Scarlett, la fille d’un riche propriétaire de plantation en Géorgie du Sud dans les années 1860. Comme toute jeune femme de bonne famille de l’époque, Scarlett songe principalement à trouver un bon parti et paraître à son avantage en événement mondain. Le roman commence lors d’un pique-nique comme tant d’autres, où les hommes pestent contre les Yankees et la possibilité (chimérique, bien sûr) d’une guerre. Scarlett désespère car Ashley Wilkes, l’élu de son coeur, s’apprête à annoncer ses fiançailles avec une autre. C’est là que notre héroïne fait la connaissance de Rhett Butler, un homme qui n’est pas “du monde”, dont les finances sont louches et les manières peu recommandables. Il est charmant mais la met toujours dans une rage folle.

Sur ce bien sûr, la guerre survient. Scarlett perdra tout : sa famille, sa plantation, son Ashley fait prisonnier. Elle devra abandonner ses prétentions de femme mondaine pour laisser place à la survie. Elle s’en remettra bien sûr, étant d’une forte trempe. Après deux mariages sans amour mais calculés, avoir regagnée sa fortune, sa dignité et sa chère plantation, Tara, elle croise à nouveau le chemin de Rhett Butler….

Le pitch, tous ceux qui ont passé leurs vacances de Noël le connaissant grâce au film mythique, avec une Scarlette incendiaire campée par Vievien Leigh et un Rhett Butler de panache incarné par Clark Gable. 

J’adore me replonger dans ces lignes de romance torturée, mêlant mondanités, guerre, sang et persiflages mondains. Une plume savamment distillée bien qu’un peu trop descriptive à mon goût (mais l’époque le veut). En revanche, j’ai été très surprise par l’ambiance indéniable de chick-lit qui ressort du bouquin : wouah ! Définitivement, “Autant en emporte le vent” a dû être le “Cinquante nuances de Grey” d’aujourd’hui (sans comparer la qualité littéraire bien sûr)

Au final la lecture est très agréable et riche en suspense, rebondissements et autres délices de la romance historique que j’apprécie (parlons des modes vestimentaires, des subtilités de l’annonce d’une grossesse, des codes d’une demande en mariage, etc.)

Je conseille vivement aux aficionados de compléter leur culture littéraire avec ce roman. Pour terminer, petite citation de Rhett, dont la langue acérée ne me lasse pas :

” Non ma chère, je n’ai pas plus d’amour pour vous que vous n’en avez pour moi et si jamais je vous aimais, vous seriez la dernière personne à qui je le dirais. Que Dieu vienne en aide au malheureux qui vous aimera pour de bon. Si jamais un tel homme existe, vous lui broierez le coeur, ma petite chatte chérie, ma petite chatte cruelle, si insouciante et si sûre d’elle-même qu’elle ne se donne même pas la peine de rentrer ses griffes.”

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