READY PLAYER ONE – Chronique post-film.

ready player one

Dans une précédente chronique je vous ai présenté le roman “Ready Player One” et j’ai mentionné mon impatience quant à la sortie imminente du film !

Eh bien ça y est, je l’ai enfin visionné ! …Alors qu’en dire ? Pour ceux qui ne comprennent pas ce dont je parle vous pouvez rattraper ma 1ère chronique ici.

Tout d’abord, c’est un film réalisé par Steven Spielberg, et clairement aucun n’autre que lui n’aurait eu l’envergure, le poids et les moyens d’en faire quelque chose d’aussi spectaculaire. Les scènes virtuelles et dans le monde réel s’articulent très bien, j’ai apprécié la mise en images des différences flagrantes entre les deux, très fidèle à la philosophie du roman. Le fait que le personnage principal ne soit pas un sex symbol classique m’a aussi beaucoup plu.

De plus, j’ai trouvé que le personnage de James Halliday, le créateur de l’univers virtuel dans lequel évoluent les héros et au centre de l’intrigue, est très bien développé ; ce qui n’est qu’un protagoniste secondaire dans le roman devient une image réellement bienveillante, et on en apprend plus sur son histoire, son caractère à la fois timide et mono-maniaque qui caractérise assez bien les génies de cette époque. Un gros coup de coeur donc pour cette partie de l’histoire très touchante.

Cependant, beaucoup d’éléments m’ont indéniablement déçue ; l’histoire dans son ensemble est très simplifiée, et on a l’impression que tout arrive par un enchaînement de circonstances assez aléatoire alors que ce n’est pas le cas pour beaucoup dans le livre. Il y a de l’action en continu, alors qu’en réalité beaucoup de réflexion alterne avec les avancées de l’intrigue, mais cela peut s’excuser pour des besoins de suspense cinématographique. En revanche, (ALERTE SPOILER) le fait qu’aucun des personnages principaux ne meure, contrairement au bouquin, m’a presque agacée. Ce qui était une véritable leçon de prudence vis à vis des dangers du monde virtuel quant au réel disparaît, de même que les détails du renfermement des héros dans le monde virtuel, assez flagrant dans le roman.

Enfin, le personnage de Nolan Sorrento est complètement modifié : présenté comme un commercial frustré par le génie de Halliday qui n’aurait pas su le reconnaître, il est en réalité un geek comme tous les autres, même sans être aussi fan et connaisseur que les Chassoeufs. Ironiquement, cela aurait pu aider les spectateurs à comprendre son attitude en fin de film, quand il se ravise en voyant, enfin, la fin de la Quête. Scène totalement absente dans le roman.

 

Bref, c’est un excellent film et un très bon moment, mais je garde ma préférence littéraire pour une oeuvre complexe et prenante. Si vous avez aimé l’univers, lisez-le, vous allez adorer d’autant plus !

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