Royales, un roman schizophrène de Camille Versi

Margaret est la princesse parfaite, adorée de tous les Anglais. Généreuse, intelligente, polyglotte, cavalière émérite, menant de front des études de littérature, de politique et d’histoire par correspondance…
Son secret  ? Margaret n’existe pas vraiment. Elles sont seize. Seize sœurs. Seize clones, éduquées à la perfection, créées pour faire rêver un royaume. Mais les temps ont changé… Sur seize clones, il ne devra rester qu’une princesse.  

L’ambiance est posée. Direct. L’héroïne du roman “Royales”, May, est une princesse, mais elle est loin d’être la seule ; elle partage sa couronne, sa vie, son visage avec 15 “soeurs”, dont chacune est censée incarner un trait de personnalité de la seule et unique princesse connue du monde, Margaret. Enfermées dans un bunker, elles se relaient jour et nuit selon les obligations royales et les besoins urgents. Littérature, conversation, politique, conversation, étiquette, histoire…. Chacune a sa spécialité. Mais le jour où la princesse doit se marier, hors de question d’avouer que sa future a 15 copies planquées au sous-sol… Il faudra donc se distinguer et prouver que chacune peut être une princesse parfaite à part entière.

Je plains la princesse Margaret si elle avait été seule. Moi, j’ai quinze soeurs sur lesquelles je peux compter, et rien ne peut nous résister.

La thématique m’a beaucoup intéressée ; le clonage est un sujet marginal en littérature jeunesse, et il est présenté de façon subtile.

La multiplicité des personnages n’est pas gênante : chaque soeur a un prénom et un caractère bien développés, et l’on suit une héroïne particulière, May, la spécialiste de la littérature. Amoureuse des livres, elle est consciente que son domaine n’est pas prioritaire dans l’arsenal de talents de la princesse. A travers ses interactions, dans le bunker avec ses soeurs ou lors de ses rares visites à l’extérieur, on la découvre ainsi que son environnement ; un monde un peu plus grave que ce que l’on attend au premier abord.

Cependant, bien qu’étant grande amatrice de ce genre littéraire, à savoir le young adult/romance/anticipation (bon, OK, ça fait 3) je finis par trouver le déroulement de l’ouvrage répétitif, et les rebondissements prévisibles. N’étant plus ado, et très habituée de ces genres je pense être un peu trop exigeante, mais “Royales” me rappelle indéniablement “La Sélection” ou “Paper Girl“.

Cela ne m’a néanmoins pas empêchée d’apprécier la personnalité de l’héroïne, sa droiture et ses convictions malgré son jeune âge, et je pense que c’est une très bonne chose en lecture jeunesse. Au final, c’est une lecture très agréable et qui fait réfléchir !

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